|
|
|
|
Le sous
préfet de St Benoit a convoqué la FFME locale pour
avertir que des lacher d'eau auront lieu à Takamaka le 27
Janvier 2000 afin d'observer une crue de 9m3/s dans Taka 2 et 3.
Les responsables canyon de la FFME ont fait le forcing, pour être
présents afin de donner leurs avis sur les conséquences
pour les canyonistes de ce lâcher d'eau. Le préfet
semble vouloir prendre en considération les avis des interessés.
Tant mieux ! Espérons qu'il s'en suive une révision
de l'interdiction de l'arrêté préfectoral !...
(
Documents
Le Journal de l'Ile de la Réunion)
Quatre mois après l'interdiction très contestée
de l'accès de la rivière des Marsouins aux canyonistes,
pêcheurs et randonneurs...
Un lâcher de barrage synonyme de consensus 
Sur le "pied de guerre" depuis 6 heures hier matin,
le sous-préfet de Saint-Benoît Serge Morvan, accompagné
d'une douzaine de gendarmes, de responsables d'EDF, de la Diren,
de l'ONF, des associations de canyonistes et de pêcheurs,
ont assisté à un lâcher de barrage sur la rivière
des Marsouins pour vérifier le bien-fondé d'un arrêté
préfectoral pris le 1er octobre dernier, lequel interdit
l'accès à la rivière pour des raisons de sécurité,
au grand dam des usagers de la vallée. Pas vraiment spectaculaire,
le test grandeur nature d'hier devrait permettre, d'ici un mois,
de lever une partie des interdictions..
Prévu de longue date, le lâcher de barrage provoqué
hier matin par les techniciens de EDF devait permettre de mesurer
l'impact d'une crue soudaine dans la rivière et sur les berges,
une montée des eaux consécutive à l'ouverture
d'une vanne de dégravage du barrage de Takamaka 2, un apport
d'eau supplémentaire de 9m3 par seconde pour être précis...
D'après les spécialistes d'EDF, le risque d'une ouverture
totale et accidentelle des grandes vannes est totalement exclue.
Ainsi, la vague énorme de 70m3 par seconde que pourrait générer
le barrage et qui balayerait tout sur son passage ne peut pas déferler
sans une procédure légale et technique importante,
à moins d'un acte terroriste ou de dynamitage de la structure...
En période sèche donc, et à condition de ne
pas descendre à la rivière les jours de très
fortes pluies, le risque pour les canyonistes, pêcheurs et
randonneurs se limite à voir débouler 9m3 d'eau supplémentaire
par seconde. Hier donc, sous le regard des différentes
autorités compétentes de la Diren, de l'ONF, d'EDF
et des représentants - très attentifs car lésés
dans cette affaire - des différents clubs et associations
de canyoning et de pêche (dont l'AAPPMARE et ses agents affectés
à la surveillance des rivières), un test grandeur
nature était organisé pour mesurer le danger réel
encouru par ceux qui se trouveraient dans la rivière au moment
d'une crue provoquée. D'un point de vue purement spectaculaire,
le lâcher d'hier (ou plutôt cette montée d'eau)
n'avait vraiment rien d'effrayant, à la grande joie des pêcheurs
et canyonistes qui n'arrêtent pas de répéter
depuis quatre mois que cet arrêté d'interdiction très
privatif n'était pas justifié. Ce genre de test
grandeur nature n'étant pas très fréquent,
les autorités préfectorales avaient fait appel à
une douzaine de gendarmes de Saint-Denis et du PGHM, répartis
un peu partout sur les rives pour noter les niveaux d'eau, filmer
et photographier l'arrivée de l'eau à différents
endroits. Depuis l'hélicoptère de la gendarmerie,
Serge Morvan fit plusieurs rotations au-dessus de la rivière
pour mesurer le gonflement progressif du cours d'eau. D'un point
de vue purement technique, la "vague" aura mis 1h15 pour
parcourir les six kilomètres de la portion interdite, celle
qui sépare les deux grands barrages. En fait de "vague",
et compte tenu de la configuration d'une rivière sculptée
à coup de cascades et de grands bassins, l'eau s'écoule
sans trop de bouillons, excepté dans quelques endroits encaissés
et difficilement accessibles, où la puissance de l'eau peut
effectivement mettre en danger une personne qui se trouverait là.
Pour Serge Morvan, la partie immédiatement en aval du barrage
de Takamaka 2 présente des passages étroits qui restent
"dangereux". Ailleurs, la montée lente des eaux
permet à l'usager, la plupart du temps, de se mettre tranquillement
à l'abri. Sur le "lac" de la retenue de Takamaka
1, elle aussi interdite, l'arrivé de 9m3 par seconde a tout
juste ridé la surface de l'eau... Sans tirer de conclusions
hâtives, Serge Morvan a clairement fait comprendre aux pêcheurs,
randonneurs et canyonistes présents hier que l'arrêté
pourrait effectivement être aménagé, avec des
réouvertures partielles et que cet arrêté (NDLR
: pris un peu en catastrophe, ...) avait surtout pour vocation d'assurer
la "totale et immédiate" sécurité
des usagers, quitte à être réaménagé
et discuté par la suite. Reste maintenant au préfet
à visionner les différentes cassettes et photos du
lâcher, à peser le pour et le contre et à prendre
sa décision, qui devrait logiquement déboucher sur
un nouvel arrêté moins privatif, attendu pour la fin
février. B.L. Vendredi 28
Janvier 2000 |